Dossier

 

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Depuis 1995, une mystérieuse créature a fait son apparition sur l’île de Porto Rico, dans les Caraïbes. Elle est appelée « El Chupacabra », littéralement « Le suceur de chèvres ». Pourquoi lui avoir attribué un tel nom ? Cette étrange créature aurait tué de nombreux animaux (vaches, moutons, chèvres, etc.) après les avoir au préalable vidés de leur sang et autres fluides vitaux.

De nombreux animaux morts et mutilés sont ainsi régulièrement retrouvés et depuis une dizaine d’années, les spécialistes estiment qu’il a été rapporté plusieurs milliers de cas de mutilations animales sur l’île de Porto Rico.

Observations du Chupacabra

Les autorités portoricaines affirment que ces morts à répétition sont l’oeuvre de chiens sauvages, de singes ou d’autres animaux étrangers à la région et introduits illégalement sur le territoire.

Mais dans ce cas, comment expliquer que de nombreux observateurs déclarent avoir aperçu le Chupacabra ? En effet, il arrive fréquemment que des témoins rapportent avoir vu cette fameuse créature, que ce soit de nuit ou en plein jour.

« Je voudrais être en face de la personne qui dit que le Chucapabra » est un chien ou un singe pour lui rire au nez. Il n’y a personne pour me dire que le monstre que j’ai vu n’était pas réel. Je l’ai vu avec mes yeux et je ne suis pas fou. », déclare un témoin.

En général, la créature est décrite comme ayant une tête de forme ovale, avec une mâchoire proéminente. Elle possèderait deux gros yeux rouges, de petits trous pour les narines, une petite bouche en forme de fente avec des crocs saillants vers le haut et vers le bas. Elle serait couverte de poils noirs. Enfin, elle possèderait deux petits bras, avec des mains à trois doigts, terminés par des griffes, ainsi que deux fortes jambes à trois griffes.

Selon les témoins, cette créature se déplacerait avec une excellente aisance et habilité. D’ailleurs de nombreuses personnes ont tenté de la capturer et de nombreuses battues ont eu lieu, sans succès… Enfin, de nombreux indices permettent de faire penser que plusieurs créatures de la sorte sont présentes sur l’île.

Mutilations animales

Les animaux mutilés sont retrouvés avec de petits trous parfaitement circulaires (variant de 0,6 à 1,25 centimètre) et pénétrant profondément dans le cou, ou juste sous la mâchoire de l’animal. Dans la majorité des cas, ces trous arrivent dans la tête de l’animal. Un de ces trous part de l’os de la mâchoire, jusqu’au cerveau et plus précisément jusqu’au cervelet, le perforant et tuant donc immédiatement l’animal. Ces détails semblent indiquer une technique d’euthanasie évitant toute souffrance à l’animal durant sa mise à mort, ce qui implique également une certaine intelligence de l’attaquant.

Scientifiques et médecins estiment donc que nous n’avons pas affaire à un animal carnivore ou un prédateur d’une espèce connue de la science.

Tentatives d’explications

De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer la présence de cette mystérieuse créature et de ses victimes à répétition. Tour d’horizon des principales théories…

Comme vu précédemment, l’explication officielle serait que ces morts à répétition sont l’oeuvre de chiens sauvages, de singes ou d’autres animaux étrangers à la région et introduits illégalement sur le territoire. Cette théorie ne tient pas, pour la simple raison qu’aucun prédateur connu sur Terre utilise de telles méthodes pour la mise à mort de ses victimes.

Certains pensent que des sectes religieuses ou sataniques pourraient commettre ces actes mais les cas d’animaux mutilés sont trop nombreux pour accréditer cette explication : aucune secte n’aurait les ressources financières nécessaires pour mener à bien une telle opération.

Étrangement, l’apparition du Chupacabra coïncide avec une importante vague d’observations d’OVNI au-dessus de l’île de Porto Rico. Certains ont donc fait le rapprochement et pensent que Chupacabra et OVNI sont liés.

Enfin, une autre hypothèse est que ces créatures observées sont le produit de manipulations génétiques par des agences humaines.

Conclusions

Le nombre de morts augmente et la communauté portoricaine demande des explications.

Mais pour l’heure, nous ne pouvons faire que des suppositions quant à l’origine de ces mutilations animales… Est-ce là l’oeuvre du Chupacabra ? Ou cette créature n’est-elle qu’une légende prise trop au sérieux ?

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Le Loch Ness est un lac d’Écosse s’étendant sur 42 kilomètres de long et constitue la plus grande et sans aucun doute, la plus lugubre étendue d’eau douce de toute la Grande-Bretagne. L’eau du lac est noire, tourbeuse et profonde de près de 300 mètres par endroit. Depuis près de 1500 ans, la légende court qu’il y aurait un monstre, que les gens ont affectueusement nommé Nessie, qui y aurait élu domicile. Cette légende, plus ou moins invraisemblable, commença en l’an 565 lorsque le saint moine irlandais Colomban aurait vu la bête. Selon les écrits de saint Adamnan, le biographe de Colomban, un des disciples du moine était en train de traverser le loch à la nage lorsque le monstre fit brusquement surface « avec de grands rugissements et la gueule ouverte». Ils furent tous frappés d’une grande terreur, mais saint Colomban, après avoir fait le signe de la croix et invoqué le Tout-puissant, aurait arrêté l’élan du monstre par ces mots: « Ne songe pas à aller plus loin ni à faire du mal à cet homme, va-t-en vite!» La bête obéit et, depuis ce jour, Nessie n’a jamais fait de mal à personne.

Il est possible que le récit de St-Adamnan veuille démontrer l’efficacité des prières, mais il ne donne que bien peu d’indices sur le monstre lui-même. 1400 ans, d’histoires sur le monstre et son loch allaient s’écouler avant qu’on puisse s’en faire une image précise: c’est en 1933 qu’un vacancier londonien, le docteur Wilson, prit le premier cliché de ce monstre, ou plutôt de la chose que les gens ont cru être un monstre.

La photo du chirurgien fût publiée dans les plus grands journaux londoniens et souleva une controverse qui allait durer pendant de longues années. Cette photographie fit le tour du globe et donna naissance à la légende populaire de Nessie, cet insaisissable monstre marin tapi dans le fond de ce lac lugubre.Près de 60 ans plus tard, Christopher Spurling avouera sur son lit de mort que la photo était un canular qu’il avait réalisé avec le beau-frère du docteur Wilson, Ian Wetherell, pour se divertir. Ils avaient utilisé le nom du Colonel pour donner davantage de crédibilité à l’histoire. Devant l’importance inattendue qu’avait prit l’affaire, les deux compagnons avaient décidé de ne pas révéler leur secret…

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Une chose à tenir pour compte cependant, 3 personnes ont déjà revendiqué ce canular. Qui croire? Que croire? Difficile à dire, j’imagine que les probabilités sont bonnes pour qu’au moins l’un d’entre eux dise la vérité.Cependant, la photo, qui fût pendant longtemps considérée comme véridique, fit tout un émoi. Ceux qui croyaient fermement à l’histoire du monstre y virent une preuve. La photo correspondant exactement aux nombreuses descriptions qui avaient été ramenées au sujet du monstre depuis 1850. Parmi les gens qui supportaient la cause de la véracité de Nessie se trouvaient des hommes très respectables (professeurs, chercheurs et même un prix Nobel…). De nombreuses théories firent surface. On fit remarquer qu’à la fin de l’époque glaciaire, il y a 10000 ou 15000 ans, la fonte des glaces aurait pu faire augmenter considérablement le niveau des mers. Emportée par ces eaux, une famille de plésiosaures aurait pu se retrouver jetée dans les eaux du Loch Ness nouvellement formé.

Alors que les zoologistes et les naturalistes avaient tendance à se montrer prudent, plusieurs esprits plus hardis se mirent en quête de nouvelles preuves. Ils en trouvèrent, et parfois d’ailleurs sans avoir eu besoin de les chercher. C’est le cas de Lachlan Stuart, un ouvrier forestier qui habitait non loin du Loch Ness. Un jour de 1951, à environ 6 heures du matin, alors qu’il sortait pour traire ses vaches, il observa un bien curieux remous dans le lac. Puis, trois bosses apparurent, ce déplaçant l’une derrière les autres en direction du rivage. Stuart se rua dans sa maison, agrippa son appareil photo et un ami pour lui servir de témoin. Il ne parvint à prendre qu’une seule photo du monstre, mais ce cliché, pris à une distance d’environ 60 mètres, allait connaître la même fortune que celle du colonel.

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En 1960 fût réalisé le premier film sur ce que pouvait être Nessie. Son auteur, un ingénieur en aéronautique, abandonna son travail pour se consacrer uniquement à la recherche du monstre du Loch Ness. Il installa sa nouvelle demeure sur le loch, dans un petit bateau afin de poursuivre sans relâche ce monstre insaisissable.L’enthousiasme de cet homme allait en éveiller d’autres et permettre une approche plus scientifique du problème. C’est donc en 1961 que fût officiellement créé le Loch Ness Phenomena Ivestigation Bureau (Bureau d’enquêtes sur les phénomènes du Loch Ness). Durant les mois d’été, l’organisation posta des volontaires stratégiquement partout autour du lac. Tous les étudiants étaient équipés d’appareil photo et pouvait donc exercer une observation totale sur toute l’étendue du lac. Les résultats ne furent pas concluants. Même chose pour les chaînes de télévision britanniques et japonaises qui ont tenté de prendre le monstre sur pellicule grâce aux méthodes les plus modernes.

Une des tentatives mettait en oeuvre un submersible nommé le Pisces. Il était muni d’un équipement perfectionné et soutenu par un submersible miniature américain nommé le Viperfish ainsi qu’une équipe d’experts en sonar. Pendant des jours les objectifs balayaient sans arrêt la surface. Il y avait aussi une machine « pour faire du bruit » prêtée par la Royal Navy avec laquelle ils croyaient être capable de réveiller un monstre léthargique. Les chercheurs ont aussi laissé pendre dans l’eau un appât, d’environ 50 lbs, constitué de sang d’animal séché, d’hormones de serpent et d’autres bonnes choses susceptibles de plaire à Nessie. Malheureusement, aucune image ni aucun son n’a été capté par toute cette technologie. Par contre, l’expédition a trouvé une gigantesque caverne sous-marine. Le repaire du monstre ? Si c’est le cas, ce dernier était absent lors de la visite.

Des théories intéresssantes

Des centaines de théories ont été émises au sujet du monstre du Loch Ness.   Certaines plus insolites que d’autres. Avec les années et avec les connaissances et les nouvelles technologies, les chercheurs ont été en mesure de soulever des théories plus valables pour expliquer pourquoi plusieurs personnes depuis des centaines d’années ont aperçu une étrange créature dans ce lac.Premièrement, il ne peut y avoir qu’une seule créature. Les premières observations datant de plus de 1500 ans, Nessie est-il éternel ? Très peu probable. Il faudrait au minimum 10 créatures pour maintenir la population. Du fait de la saturation des eaux en tourbe, la photosynthèse est extrêmement faible au Loch Ness, privant ainsi la chaîne alimentaire de son point de départ.

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La biomasse connue (la production de matière vivante, et donc les ressources alimentaires disponibles) est insuffisante pour assurer la nourriture d’une population viable de grands prédateurs (plusieurs dizaines d’adultes pour maintenir une certaine diversité génétique, pesant plusieurs tonnes d’après leurs dimensions). Un rapport affirme que le Loch Ness est incapable de nourrir un prédateur de plus de 300 kg.Si une dizaine de ces monstres nageaient dans le lac en même temps, il y aurait eu beaucoup plus d’observations. Nous aurions trouvé des os, des carcasses, une tanière sous-marine… Aussi, le nombre d’observations est très inférieur à ce que l’on peut attendre d’un animal respirant en surface comme un reptile ou un mammifère. Si l’on considère que l’animal effectue des apnées d’une heure, ce qui serait déjà considérable, il y aurait 24 venues à la surface par jour ou encore 240 pour une population d’une dizaine d’individus. Maintenant, tenant compte de la quantité de touristes phénoménale qui se trouve autour du lac sans arrêt, des webcams qui surveillent le lac sans arrêt et de la technologie déjà déployée pour essayer de trouver une trace de vie… Il y aurait eu probablement un signe. Aussi, de nos jours, il est possible d’aller faire le tour du Loch Ness en sous-marin pour environ une centaine de $ /heure. Tous ces gens auraient sans doute fini par tomber face à face avec Nessie.

Parmi les théories intéressantes (autre que celle des plésiosaures invisibles) se trouve celle selon laquelle des phoques auraient été au centre de la majorité des observations. En effet, des phoques (Phoca vitulina). Williamson (1988) a donc suggéré que le monstre du Loch Ness pourrait s’expliquer par la présence occasionnelle de ces phoques, dont plusieurs ont été photographiés voire capturés. Toutefois, les dimensions prêtées au monstre du Loch Ness, comme la mention quasi unanime d’un long cou, montrent que ces hypothèses sont insuffisantes pour rendre compte du dossier. C’est ici qu’intervient une autre hypothèse, avancée par Lehn en 1979, la réfraction atmosphérique : ce phénomène optique, commun sous ces latitudes, et qui s’apparente à un effet de mirage, entraîne une déformation et un allongement des images. La conclusion la plus probable, jusqu’à preuve du contraire, est donc que les témoignages valables sur le monstre du Loch Ness sont en réalité des observations de phoques occasionnellement fourvoyés dans le loch (expliquant ainsi les dissensions sur le nombre de membres et l’aspect de la queue), et déformées par le phénomène de réfraction atmosphérique.

Adrian Shine, du Projet Loch Ness, affirme que le monstre pourrait être un esturgeon Baltique, un poisson primitif muni d’un bec et d’épines et qui peut mesurer jusqu’à 9 pieds de long et peser environ 450 livres. Certains n’y verront qu’une autre histoire de pêcheur, mais l’évidence scientifique semble démontrer que Nessie serait, au mieux, un gros poisson dans un grand lac, ou une grosse vague dans un grand lac.

Le Loch Ness est très vaste et très sombre. Des habitués de la place ont déjà déclaré qu’il était facile d’avoir peur, parce que ce ne sont pas les ombres, les remous et les vagues étranges qui manquent sur ce lac. Une chose est sûre cependant au sujet du Loch Ness, il n’y a pas beaucoup d’endroits touristiques qui lui ressemble. Le climat étant peu attirant, Nessie est devenu extrêmement bénéfique à l’activité touristique de la région.

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